Mon esprit si discret, mon existence austère
D'un penchant infini ne sont jamais repus :
Comme un désir ardent que la soif exagère,
Une soif infinie que rien ne calme plus.
Par lâcheté j'aurai invisible vécu,
Proche de cette femme, à percer son mystère,
Et condamné mon âme à subir et se taire,
Guettant un sourire qui semble défendu.
Cette exquise beauté que j'aimerais surprendre,
Vivra sa vie, rêveuse, à jamais sans attendre
La douce passion qui cause mon émoi.
Forte de ses valeurs, pure ingénue modèle,
Découvrant ces mots doux, elle dira si belle :
La patience amoureuse est l'affaire d'un roi.