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Les vagues de la vie
Sonnet n°8
Si le bonheur n'est pas une rose cueillie,
Mais la beauté précieuse d'un grand jardin,
Quand le temps de fermer les grilles vient soudain,
Il fait battre le cœur en chamade, à l'envie.
Le ressac des années, ces vagues de la vie,
Révolté ou paisible au gré d'un vent mutin,
Fait s'estomper en nous, la peine, le chagrin,
Pour offrir à l'amour, la passion bénie.
Quand dans
ces instants où la lumière fuit,
Jamais sombre fureur ne vient gâcher la nuit,
Les eaux se font si douces, bercées de délice,
Exhalant le parfum d'un espoir enchanteur.
Aucun bonheur ne peut contrer grande douleur,
Excepté si l'amour se boit comme un calice.
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