Ses sabots rutilants semblent frôler la terre,
Vive comme l’éclair, elle veut échapper,
Aux lassos que ces hommes, habiles, font tourner
Pour piéger la jument qui lutte et reste fière.
Anticipant leur ruse, elle se rue à droite,
Les quatre cavaliers font tournoyer les cordes,
Leurs chevaux fatigués, traînent, elle est adroite,
Seule, elle reste forte, affaiblissant ces hordes.
Par la gorge, elle va rejoindre la colline,
Trouvant là son salut, les hommes sont battus.
Jamais ils ne pourront, la rendre plus caline,
La seller, la monter ou quels que soient leurs buts.
Cette jument sauvage est réputée ici,
Tous les cowboys du coin l'appellent "Coeur Sauvage",
Aucun n’a réussi à dompter celle qui,
Force l’admiration, le respect et l'hommage.