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Nom d’un poivrot !
Délire poétique n°9
On pourrait affirmer que les profonds poivrots,
Ont pour second métier, d’abuser d’apéros.
Comment les travailleurs, d’autres corporations,
Jugent-ils ces soulasses, en leurs propres jargons ?
Il a pris une taule, dit l’avocat peiné,
Le baril est trop plein, ça c’est d’un tonnelier.
Une hôtesse d’accueil : ce monsieur a reçu,
La serveuse timide : il est un peu ému.
Le marchand de chandelles : il est bien éméché,
Un artilleur, lui : il a le canon chargé,
Il a la dalle en pente, dit le marbrier,
Le fondeur de métal : il est vraiment blindé.
Il a son auge pleine, lance le maçon,
Le fabriquant de boules, avance qu’il est rond,
Il a le cornet plein, continue l’épicier,
Le vigneron s’y met : dame, il a sa cuvée.
Il guette le renard, intervient un chasseur,
Le jardinier se dit, qu’il a noyé les fleurs,
Celles de la couture font : Quelle culotte !
L’astronome : Il est dans les nuages, il flotte.
Oubliez donc l’alcool, et sucez des glaçons,
Buvez ces quelques vers, sans modération.
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